
Programme de l'année en cours
Contact, tarifs et adresse du Musée de l'École de Nancy
Situer le Musée de l'École de Nancy dans son quartier
Le site de l'Ecole de Nancy
À l'approche du XXe siècle et dans toute l'Europe, les arts décoratifs connaissent un renouveau des formes et des décors. À Nancy, de nombreux artistes abordent avec un dynamisme neuf la conception des meubles et des objets d'art, leur élan créateur est à l'origine de "l'École de Nancy ou Alliance provinciale des Industries d'Art". Le musée de l'École de Nancy, unique par ses collections et son ambiance, est le lieu idéal pour la compréhension et la découverte de la production artistique nancéienne. En 1935, Jean-Baptiste-Eugène Corbin (1867-1952) offre à la ville une collection importante de pièces de l'École de Nancy. Dans les années 1951-1952, la Ville de Nancy acquiert la propriété d'Eugène Corbin, rue du Sergent Blandan, pour y installer le Musée, ouvert officiellement au public en 1964. La construction de la maison Corbin, dans un quartier récent et en plein développement, s'est faite en plusieurs étapes à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Ainsi le cadre architectural (1870-1925) est-il contemporain des œuvres qu'il présente.
Les collections témoignent de la diversité des techniques, meubles, objets d'art, verre, vitrail, cuir, céramique, textile... déclinées par les artistes de l'École de Nancy. Le musée ne présente pas une stricte reconstitution de l'époque 1900, mais par la mise en situation d'œuvres, il essaye de restituer l'atmosphère de cette période. Seule la salle à manger Masson, œuvre d'Eugène Vallin (1856-1922), est présentée dans sa quasi-totalité associant mobilier, panneaux de cuir, peinture et luminaire.
Des pièces uniques et de prestige sont visibles, réalisations d'une grande virtuosité technique tels le lit "Aube et crépuscule" et la table "Le Rhin" d'Émile Gallé (1846-1904), la "Chambre à coucher de la Villa Majorelle" et le piano "La mort du cygne" de Louis Majorelle (1859-1926). Mais sont également présents des objets plus simples, édités et diffusés en un plus grand nombre d'exemplaires, représentatifs de "l'Art pour tous". Un bel ensemble de verreries d'Émile Gallé, des années 1880 à 1904, illustre les prouesses techniques et l'inspiration naturaliste, propre à ce mouvement artistique.
À l'origine, la demeure Corbin était située dans un vaste parc mais ce dernier a été très vite gagné par l'urbanisation du quartier. Toutefois, le jardin - très agréable - subsiste en grande partie et a fait l'objet d'une importante réhabilitation en 1999. Ce jardin participe pleinement à la découverte de l'École de Nancy, les ambiances végétales restituent l'atmosphère des jardins début de siècle et le choix des essences s'est porté vers des plantes issues des hybridations des horticulteurs nancéiens à la fin du XIXe siècle : lilas, pivoines, hortensias, anémones...
Le jardin abrite un aquarium, édifice original dont la construction fut vraisemblablement projetée, à la demande d'Eugène Corbin, par l'architecte Lucien Weissenburger (1860-1929) en 1904. Cet édifice, spectaculaire et unique, semble avoir été inspiré par les "folies" du XVIIIe siècle. L'aquarium a également été rénové en 1999 et accueille de nouveau des poissons, visibles depuis le rez-de-chaussée ; il est orné de vitraux de Jacques Gruber (1870-1936).
Deux autres monuments sont installés dans le parc. La porte en chêne des ateliers Gallé a été réalisée par Eugène Vallin en 1896. Des branches et feuilles de marronnier sont sculptées, associées à la devise d'Émile Gallé, "Ma racine est au fond des bois". Un monument funéraire, érigé en 1901, est l'œuvre de l'architecte Girard et du sculpteur Pierre Roche (1855-1922). Surmonté d'un lys en grès émaillé, cette sépulture est ornée de vitraux à motifs floraux.
Service éducatif en commun avec le Musée des Beaux-Arts